Ma première pensée, je l’adresse à ma famille, à mes amis et à mes frères. La seconde, qui est du même
niveau, je l’adresse à vous toutes et à vous tous qui passeront les fêtes loin de vos familles pour des raisons professionnelles, d’hospitalisation, de maladie ou de chagrin.
Fin du monde ou fin d’un monde ?
Loin de suivre les prédicateurs apocalyptiques qui nous prédisent catastrophes sur
catastrophe pour cette nouvelle année, je préfère croire en la seconde option :
Fin d’un monde basé sur le profit et la spéculation.
Fin d’un monde où, pour gérer la crise, ce sont les plus nécessiteux qui doivent mettre,
encore et toujours, la main au portefeuille.
Fin d’un monde où l’apparence prévaut sur les compétences.
Fin d’un monde où les bons sentiments envers la planète, le développement durable, ne
restent qu’à l’état de projets.
Fin d’un monde, enfin, où nos dirigeants jouent à faire de la politique pour conserver le
pouvoir.
Si 2012 doit être l’année du bouleversement, qu’enfin nos dirigeants prennent conscience
des priorités et cessent de se tirer dans les plumes parce que c’est la tradition. Le vrai changement doit être aussi profond que celui que les acteurs du 4 août 1789 le souhaitaient :
abolition des privilèges, partage des idées pour le bien commun, et surtout, réfléchir ensemble à ce que nous souhaitons pour l’avenir.
Quel pays, quelle nation, quelle Europe, quelle planète voulons-nous offrir à nos enfants
et aux générations futures ?
Mais, dans la réalité des faits, voici l’analyse politique que l’on
peut tirer d’un point de vue national et local :
La période d’incertitude économique, financière et sociale que nous venons de vivre
s’invite au cœur de nos repas de fin d’année. Cela est d’autant plus marqué par la crise économique et financière, en particulier par l’enjeu des élections présidentielles et législatives qui
vont dessiner notre avenir, celui de nos enfants et celui de notre pays.
Il nous faudra donc étudier à la loupe les programmes des candidats et être vigilant sur
deux points : le programme économique et la modernisation du monde politique. Il ne peut y avoir de programme politique cohérent sans prendre en compte la modernisation du monde
politique.
D’un point de vue économique, les plans de rigueur semblent nécessaires pour sauvegarder un équilibre mais sans un investissement c’est la récession qui gagnera en France et en Europe. De
plus, il serait souhaitable de rééquilibrer la fiscalité en direction des plus faibles. Nous sommes aujourd’hui, face à une perte de confiance égale à celle de 1932 et 1933. Pour qu’une relative
confiance s’installe il faudra soutenir l’accord Européen ; c’est ce que la BCE à déjà commencé à mettre en œuvre en ouvrant le crédit aux entreprises. Ces deux logiques pourront éviter la
récession.
D’un point de vue modernisation de la vie politique, c’est le bipartisme qui pose le
problème de la représentation du pluralisme des partis politiques au sein de l’Assemblée Nationale. Notre régime actuel ne permet pas de dire que l’exercice démocratique soit respecté au sens
strict. En effet, si l’exercice démocratique lors des élections législative est réel, il perd tout sont sens juste après. Cela s’explique par l’attitude des partis. Nous observons tous que nos
députés, de gauche comme de droite (voir l’exemple de notre député Olivier CARRE) suivent une discipline de parti stricte pour le vote des projets de loi, alors qu’il appartient aux députés de
faire les lois et des les imposer à l’ordre du jour du conseil des ministres et non l’inverse. Ils ont donc tous le doigt sur la couture. Un vote contraire à celui du chef du gouvernement
entraîne automatiquement des « sanctions ».
Tant que le pluralisme ne sera pas respecté au sein de nos Assemblées, nous seront
toujours confrontés à deux contraintes : l’UMP et le PS. Cette logique garantit à nos ainés leur siège et n’offre aucune possibilité de
modernisation de l’espace politique, encore moins de son renouvellement par et pour le peuple. C’est une sanctuarisation par les réseaux qui reste prépondérante pour la réussite politique et
professionnelle.
Mon vœu pour 2012 c’est que ce qui doit guider notre vote en 2012 relève de la capacité
qu’une équipe pluridisciplinaire puisse mettre en œuvre une véritable dynamique au service de l’intérêt général.
A Beaugency c’est le quotidien de la Mairie qu’il faudra étudier à la
loupe, en particulier le retour à l’autofinancement pour permettre de véritables investissements sans augmenter les taux des impôts locaux. Notre dette, en comparaison avec une ville de même
niveau, reste l’une des plus fortes du Loiret.
Depuis 2008, notre capacité d’investissement s’est détériorée sans commune mesure à cause
de l’endettement chronique dû à la mauvaise gestion du maire. La crise venant se rajouter à cette situation n’a pas permis de faire les investissements nécessaires pour produire une activité
économique sereine. Il n’existe donc aucune vision à long terme et aucune anticipation du maire pour sa ville, juste un intérêt particulier de placer sa belle fille sur son trône. Le vote du
budget 2012 traduit cette situation, qui a été confirmée par le vote d’accord de l’UMP local, au seul regard que le maire a pu obtenir de nombreuses subventions pour notre ville. Ceci est
idiomatique parce que l’effet mécanique est le suivant : le levier des subventions entraine une augmentation de l’impôt au niveau départemental et régional et traduit un budget communal mal
géré.
Mon vœu pour Beaugency, c’est d’entreprendre des travaux d’amélioration de l’espace
public, notamment de répondre aux préoccupations des Balgentiens lors des réunions de quartiers. Ces investissements sont à la fois générateurs d’emploi et permettent d’embellir la ville et donc
de lui offrir une véritable opportunité de développement. Mais pour répondre à cette préoccupation, encore faudrait-il que la majorité ait un véritable projet. Or, ce ne sont que des colmatages
et pansements pour sauver l’image de son maire au service de sa dauphine.
Je vous souhaite à tous une fin d’année sereine et joyeuse, qu’elle vous apporte espoir,
confiance et ambition dans vos projets.
Commentaires